Focus : Les premières stagiaires virtuelles du Consulat [en]

En cette période inédite de pandémie de COVID- 19, de nombreuses entreprises et institutions ont privilégié le travail à distance pour leurs employés. Suivant cette tendance, le Consulat général de France à Atlanta a lancé son premier programme de stages virtuels. Le programme d’automne 2020 touchant à sa fin, nous avons invité nos trois stagiaires virtuelles à partager leurs expériences.

Cet automne, le service de presse et de communication du Consulat a accueilli trois stagiaires : Morgane Eché, une étudiante française récemment diplômée de Sciences po Aix-en-Provence ; Mary Filiatrault, une étudiante américaine à l’Université de l’Alabama du Nord ; et Caroline Lewis, une étudiante américaine à l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill.

Toutes les trois furent sélectionnées en raison de leur intérêt pour les relations internationales et la coopération bilatérale entre la France et les États-Unis. En effet, Caroline et Mary ont cherché à faire un stage au sein du Consulat afin de se plonger dans la culture française. De même, Morgane souhaitait en savoir plus sur la politique américaine, surtout compte tenu des élections de 2020.

Réaliser un stage à distance au beau milieu d’une pandémie mondiale fut une expérience à la fois unique et enrichissante pour nos trois stagiaires. Mary et Caroline reconnaissent toutes deux les avantages du format virtuel comme amenant une plus grande productivité et la possibilité d’en apprendre davantage sur la technologie et les outils du télétravail. De plus, la possibilité de faire ce stage à distance leur a permis de valider un stage auprès de leur université tout en habitant dans une autre ville. Néanmoins, toutes trois ont fait part des défis du travail à distance : le manque d’interactions en face-à-face et le caractère monotone du travail depuis chez soi. Morgane, notamment, a souligné le fait qu’elle était un peu déçue de n’avoir pas eu l’opportunité de se rendre aux États-Unis et faire sa propre expérience de la culture de la région sud-est des Etats-Unis.

Bien que travaillant sur trois fuseaux horaires différents, les stagiaires ont pu échanger des informations et mener à bien des projets – avec un effort de planification. « En fait, cela n’a pas été difficile pour nous de travailler ensemble », a déclaré Caroline à propos de leurs efforts combinés. Mary a convenu : « Nous pouvons utiliser plusieurs plates-formes de communication et obtenir une réponse dans de brefs délais. » Mis à part les défis logistiques et techniques, les stagiaires ont eu l’opportunité de travailler de manière interculturelle. « Ce fut une expérience enrichissante. Nos efforts se complètent harmonieusement », a déclaré Morgane. Mary a affirmé que les différents acquis éducatifs et culturels de chaque stagiaire constituaient un avantage pour le groupe. « Nous avons beaucoup à apprendre les unes des autres car nous avons une expertise différente, mais des objectifs similaires. »

Les expériences personnelles des stagiaires témoignent des relations chaleureuses entre les Français et les Américains. « Le soft power américain est toujours très présent en France », a déclaré Morgane. Elle se souvient avoir regardé des films américains pendant son enfance et avoir finalement décidé d’étudier à l’étranger à Pittsburgh, en Pennsylvanie, pendant sa première année de lycée. « Je me suis fait des amis formidables et j’ai pris quelques kilos ! » dit-elle. De même, Caroline garde de bons souvenirs de ses expériences en France. Lors de son séjour à Paris en tant qu’étudiante en programme d’échange, elle a savouré la gastronomie française – même si c’était réconfortant de toujours pouvoir trouver ses pâtisseries américaines préférées dans les épiceries françaises ! Mary se souvient de sa surprise d’entendre un accordéoniste jouer « Sweet Home Alabama » à une terrasse de café en France. « Cet évènement m’a fait entrevoir l’ampleur de la mondialisation culturelle », a-t-elle déclaré.

Maintenant que leurs stages arrivent à leur terme, elles commencent à réfléchir à la suite. « Je vais continuer mon cursus universitaire à UNC » a déclaré Caroline. « Après mon diplôme j’ai prévu de prendre une année sabbatique pour voyager en Europe et ensuite rejoindre une école de droit pour devenir une avocate internationale spécialisée dans les droits de l’homme ». Mary terminera ses études linguistiques à l’Université de l’Alabama du Nord en Décembre et poursuivra, par la suite, son objectif de travailler pour une ambassade à l’étranger. Morgane continuera, quant à elle, la préparation des concours de la fonction publique française pour travailler sur des questions aussi bien locales, que nationales et internationales.

Le Consulat général de France à Atlanta remercie Caroline, Mary et Morgane pour leur contribution et leur adresse ses meilleurs vœux de succès pour la suite.

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Dernière modification : 17/11/2020

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